Cheminer d’un monde à l’autre

Cheminer d’un monde
à l’autre

Matière et geste, signe et couleur : l’appel à l’imagination de la scène artistique française des années 50.

L’abstraction fut le mot d’ordre de toute une génération d’artistes français d’après-guerre. Qu’elle soit lyrique, tachiste, ou informelle, elle incarnait la modernité en célébrant avant tout l’expressivité du geste :

L'artiste refuse le dessin préparatoire et la conception traditionnelle de la peinture, et laisse toute liberté à l'imprévu des matières, à l'aléatoire de la spontanéité.  Intégrant souvent graphisme et calligraphie, Simon Hantai, Georges Mathieu, Hans Hartung ou encore Pierre Soulages proposent ainsi des œuvres ouvertes, que le spectateur peut lire librement . Bien qu’opérant un retour à la figuration, il est intéressant d’observer que les teneurs de l’Art Brut, qu’il s’agisse de Fautrier ou de Dubuffet, partageront cette inventivité et cette spontanéité nouvelles. Si l’on célèbre l’importance du fait gestuel pour l’Ecole de New York et son plus éminent porte-parole Jackson Pollock, l’art informel français reste souvent regardé comme simple épisode et traité comme secondaire . Il ouvrit pourtant la voie à une réflexion sur le sens même de la peinture et produisit « un art autre » toujours en cours d’élaboration, l’abstraction demeurant ce regard unique sur le réel qui ne peut connaître de limite.

 

Coût de la prestation: à partir de 250 € (en fonction du lieu de l'intervention)