S’orienter dans le monde des idées et de la culture

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Cycle Arts de l'Inde

Cap Conférencier vous propose un cycle modulable de 3 à 6 conférences sur les Arts de l'Inde, de la civilisation de l'Indus aux créations contemporaines, en passant par l'âge d'or Gupta, les scultpures indo-grecques du Gandhara et la période Moghole.

1- Richesses de la civilisation de l’Indus

La civilisation de la vallée de l'Indus (5000 av. J.-C. – 1900 av. J.-C.), dite aussi "civilisation harappéenne" s'étendait au nord-ouest de l’Inde, autour du Pakistan moderne. Comme ses contemporaines, la Mésopotamie et l’Égypte ancienne, la civilisation de l’Indus se range comme l’une des toutes premières civilisations, définies par l’apparition des villes, de l’agriculture, et de l’écriture. Mohenjo-Daro et Harappa, cités les mieux conservées, sont des modèles de planification urbaine, incluant le premier système au monde de traitement des eaux usées. La plupart des habitants, commerçants ou artisans, produisaient des sceaux servant de cachets : des milliers d’entre eux sont le support de signes pictographiques et de représentations mythologico-religieuses mystérieuses. De savoureuses figurines de terre cuites, expressives et sensuelles, fixent l’iconographie de la fertilité féminine qui perdurera, tandis que des rondes-bosses de pierre délicatement modelées inaugurent la grande sculpture indienne.

Statue de Mohenjo Daro

2- L’âge d’or Gupta et l’iconographie des grands dieux de l’hindouisme

L’ère Gupta inaugure au IVème siècle une période d’exceptionnelles stabilité et prospérité, illustrée par l’avènement de ce que l’on a coutume d’appeler « l’art classique ». Que ce soit dans le registre pictural, dont témoignent les temples rupestres d’Ajanta, ou dans les ateliers de sculpture de Mathura et de Sarnath, les œuvres Gupta témoignent d’un extraordinaire accomplissement iconographique, plastique et technique. Hindouistes comme bouddhistes, elles révèlent une sensibilité extrême. Nous observerons les plus abouties d’entre elles, tout en apprenant à identifier les figures majeures du panthéon afin que Shiva, Vishnou ou encore Ganesh n’ait plus aucun secret !

 

3- Les sculptures indo-grecques du Gandhara et l’art bouddhiste

On a coutume d'appeler art du Gandhara, l'art de la sculpture gréco-bouddhique qui se développa dans l'empire des Grands Kouchans entre le 1er et le 4ème siècle ap. J-C. À la tête d’un territoire immense, de l’Inde du Nord aux portes du Pamir, les Kouchans se trouvent aux confins de plusieurs mondes. Héritant des traditions culturelles des colonies grecques installées en Bactriane, l'art du Gandhara naît de la fusion de cet art hellénistique oriental et de celui de l'Inde du Nord. Les plus belles réalisations de cette osmose plastique appartiennent au patrimoine bouddhique : pour la première fois, l’histoire du Bouddha apparaît sous une forme iconographique désormais fixée, et l’Eveillé est représenté sous son aspect anthropomorphique.

art gréco-bouddhique du Gandhara

4- La grande architecture moghole, du sultanat de Delhi au Taj Mahal

En 1526, la victoire armée de Panipat ouvre les portes de l’Inde au chef moghol Babur, venu d’Asie Centrale. Débute alors une histoire dynastique de trois siècles, qui sera marquée de réalisations architecturales plus éblouissantes les unes que les autres. Les nouveaux souverains introduisent en Inde le goût des jardins et l’art funéraire, diffusant coupoles et arcs qui deviennent les toniques de l’architecture indo-moghole. Les éléments décoratifs et techniques indiens, persans et turcs s’harmonisent et produisent une synthèse unique, dont nous examinerons le détail à travers quelques chefs d’œuvre.

5- L’art raffiné de la miniature indienne

Les miniatures constituent une formidable source iconographique sur les cours impériales et princières. Si l’empereur Humayun encouragea vivement l’art de la miniature, il revient au grand Akbar d’avoir fondé un atelier impérial. Le style délicat et suave des compositions persanes, simples et symétriques, au départ prégnant, s’infléchit dès lors qu’Akbar lui préfère les scènes frémissantes de vie et de couleurs, empreintes d’un grand sens de la nature, valorisant réalisme et dynamisme au détriment de l’idéalisation. De même, le Grand Moghol valorise l’art du portrait, exigeant de ses peintres qu’ils saisissent la personnalité et la psychologie du sujet. Ce souci sera admirablement servi par la science nouvellement acquise du modelé et de la perspective, diffusée par les missionnaires jésuites porteurs de Bibles illustrées par les maîtres de la Renaissance.

 

 

6- Le dynamisme contemporain

L’art contemporain Indien occupe le devant de la scène artistique internationale, volant de succès en succès, battant record de vente sur record de vente. La demande est mondiale et grandissante, portée par un climat très spéculatif, permettant aux nouvelles étoiles de l’art indien de se voir disputées à Hong-Kong et Dubaï, Londres et New-York, New Delhi et Paris. Des artistes consacrés comme Francis Newton Souza, Tyeb Mehta et Sayed Haider Raza, nés dans les années 1920, ont ouvert la voie avec leur peinture décomplexée mais érudite, empreinte de culture indienne et nourrie d’art occidental. Leur succès international a ouvert une brèche, dans laquelle la jeune scène indienne, celle des artistes nés entre les années 50 et 70, s’est engouffrée, à commencer par les médiatisés Anish Kapoor et Subodh Gupta. Cette présentation se propose de décrypter leurs œuvres et le pourquoi de leur succès.

oeuvre de Ravinder Reddy

Tarifs de la prestation: 

A partir de 700 € pour 3 conférences (en fonction du lieu d'intervention)

A partir de 1350 € pour 6 conférences (en fonction du lieu d'intervention).